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dimanche 20 juillet 2008

CAP SUR LES JO DE PEKIN (3/11) ! - Bas Verwijlen, le Néerlandais du CIET, ne pense qu'à cela depuis quatre ans

 Une rage de vaincre, un mental d'acier, les qualités premières du Néerlandais Bas Verwijlen. :  La Voix du Nord Une rage de vaincre, un mental d'acier, les qualités premières du Néerlandais Bas Verwijlen. : La Voix du Nord

Depuis qu'il est licencié au CIET, Bas Verwijlen n'a jamais caché que son objectif numéro 1 était de réussir à Pékin, en mettant tous les atouts de son côté.

PAR ALEXIS BEUSCART

dparsy@lavoixdunord.fr PHOTOS JEAN-PASCAL MAREEL

Ce n'est pas sa récente contre-performance à Kiev (Ukraine) qui allait lui saper le moral, lui qui affiche ouvertement sur internet (et notamment sur son site basverwijlen.com, pour les néerlandophones !) que son but est de ramener une médaille de Pékin. Pour ce faire, il est même sponsorisé aux Pays-Bas (par la firme Vanga qui le suit depuis trois ans) où il représente la seule chance en escrime de son pays. Ce n'est décidément pas comme la France où, ici, il y a pléthore de champions dans cette discipline.

Des Français, Verwijlen risque d'en croiser sur sa route s'il veut aller au bout. Et l'avantage (ou non, cela dépend de la façon de voir) en escrime, c'est que vous avez quasiment autant de chance de l'emporter qu'il y a de postulants au portillon ! « Le jour des Jeux, si c'est ton jour, ça passe , explique Christophe Henry. Même un gars comme Jeannet, qui n'a rien fait depuis deux ans, est capable de gagner. » L'entraîneur tourquennois croit favorablement aux chances du Néerlandais qui est, depuis deux saisons, le fer de lance du Centre d'Initiation à l'Escrime de Tourcoing (CIET) lors des championnats de France par équipes. Une compétition dans laquelle Verwijlen n'a jamais fait défaut, bien au contraire ! C'est lui qui, en maintes occasions, a été lancé au combat lors de la « mort subite ». Dommage pour lui, il ne concourra pas, à Pékin, en compétition par équipes... En individuel par contre, tout sera possible. Les 46 tireurs qualifiés s'affrontent directement dans un tableau final, sans passer par un système de poules.

Au jour d'aujourd'hui, Verwijlen sait donc qui il va tirer à Pékin et peut s'entraîner en adéquation. « Il est capable d'aller au bout, j'en suis convaincu, affirme Maître Henry. Il suffit d'un bon tableau car il a déjà battu au moins une fois tous les gars qui y sont. Si c'est son jour, et boosté par l'événement, il est capable. Il y a quatre ans, on attendait tout sauf Fischer. Des matchs bien menés et hop ! Ça passe devant . » Pour le capitaine tourquennois, son mental sera sa force principale. « C'est ce qui fait un sportif de haut niveau. Plus l'enjeu est important, plus ses performances deviennent fortes. Plus c'est tendu, plus ça chauffe en face et plus il est excellent. À chaque fois, dans les situations difficiles, quand il faut mettre une touche, il est toujours là. Tout est bon pour ce faire, y compris mettre un peu de provocation. Rien ne l'arrête. » À l'inverse, le Néerlandais peut faire preuve d'une certaine impatience due à un manque d'expérience puisqu'il n'a que 24 ans. « Il est capable de battre tout le monde comme d'être allumé par un 185e mondial... » Quant au niveau, Verwijlen a prouvé qu'il l'avait en remportant, en juin, l'étape de coupe du monde à Cali (Colombie). « C'est qu'il a prouvé un minimum de choses, avance Henry avec euphémisme. À Pékin, ça sera les mêmes mecs en face. Sauf que ça s'appelle Jeux Olympiques.

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