Hier après-midi, Bastien et ses camarades de l'équipe Roubaix-Lille Métropole étaient descendus au Campanille de Calais. « J'ai passé l'après-midi dans ma chambre. Un moment tranquille, puisque j'ai pu regarder un film en DVD, "La faille" avec Anthony Hopkins. Mais je peux vous assurer que ça ne présage pas une défaillance ! » Le jeune Roubaisien était volontiers guilleret. Hier matin, fidèle à son habitude, il avait « fait le métier » en s'astreignant à une petite sortie d'une cinquantaine de kilomètres, par le Mont Saint-Aubert, « un de mes circuits habituels, relax, assez reposant, non loin du canal. »
Bref, Bastien savourait les premiers jours ensoleillés d'un mois de mai synonyme de Quatre Jours. Bien entendu, il a pris les prévisions de la météo : « on annonce du soleil durant toute la semaine, s'exclame-t-il... Mais finalement, le temps m'importe peu et la pluie ne me dérange même pas. » Ses camarades de l'équipe, sous la direction de Cyrille Guimard, ont effectué une petite reconnaissance de l'étape de samedi prochain, entre Sangatte et le Cap Blanc Nez (179 km). Lui en avait été exempté, puisqu'il s'était déjà décrassé dans la matinée. « Quel que soit le temps, il y aura toujours du vent au Blanc Nez »... Là, pour le « gamin », il n'y aura pas de surprise.
Bien entendu, Delrot est passé entre les mains du kiné. À l'hôtel, l'équipe roubaisienne logeait avec la formation belge Jartazzi. Les heures se sont écoulées doucement. Repas vers 20 heures, puis retour en chambre avec son camarade Florian Vachon.
« La tension monte doucement, mais pas trop », juste ce qu'il faut pour éviter l'insomnie. Aujourd'hui, Bastien Delrot bascule dans un rêve. Les yeux ouverts...
DIDIER PARSY