PROPOS RECUEILLIS PAR DIDIER PARSY
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> Qui vous a amenée au football ?
- « Je suis née dedans ! J'avais... trois semaines, lors de mon premier tournoi. Ça aide ! Mon père était joueur à l'Iris, il ne manquait pas d'assister à la compétition. Il était ami avec Roland Weynants, le père de Patrice et le secrétaire du club le landau dans lequel je me trouvais, était posté au secrétariat. J'ai 43 ans et je crois que je n'ai raté qu'un seul tournoi... » > Pourquoi n'avoir jamais été footballeuse ?
- « En fait, je ne m'y suis jamais essayée, parce qu'il y a trente ans, ce n'était pas courant. Et ça n'est jamais venu à l'esprit de mes parents. Maintenant, au club, je suis membre du comité directeur. Durant la saison, je ne m'occupe pas de l'Iris, simplement du tournoi qui m'accapare toute l'année. » > Comment êtes-vous parvenue à être l'une des têtes pensantes du tournoi ?
- « Dans un premier temps, grâce à Patrice Weynants. En 1990, je suis montée dans la cabine sono, pour comptabiliser différentes choses qui servent, par exemple, à départager les équipes, en cas d'égalité. Ensuite, Alain Penet m'a demandé de faire l'affiche proprement dite. Je "monte" maintenant le plateau. C'est moi qui, il y a quelques années, étais parvenue à faire venir les Japonais. » > On suppose que l'organisation de l'épreuve est lourde... - « Il y a, avant tout, le contact avec les équipes. Puis tout s'accélère à partir de la conférence de presse de présentation, début mars. Cette année, j'étais pas particulièrement stressée, parce que toutes les formations étaient certaines de venir. » > Quelle est votre fonction exacte ?
- « Depuis 2003, je m'occupe du plateau. Disons que l'on peut employer le terme de manager, car c'est un terme que les dirigeants étrangers comprennent mieux. Coordinatrice est une fonction plus vague. Et je me moque totalement d'avoir le titre de président du tournoi. C'est la partie organisationnelle qui m'intéresse. D'ailleurs, on ne connaît que Corine, pas Corine Bonvarlet... » > Vous êtes d'abord là pour le bien du tournoi, n'est-ce pas ?
- « Mon rôle est d'assurer une sorte de liant à tous les niveaux. Au fil des années, j'ai un carnet de route que je respecte scrupuleusement. Il me suffit de vérifier la concordance des étapes. Ensuite, je rappelle souvent aux délégués d'équipe qu'ils sont d'abord au service du tournoi, avant d'être au service du club à accompagner. » > Diriger un tournoi... des hommes, est-ce un avantage lorsque l'on est l'unique femme ?
- « Peut-être, mais simplement dans le sens où "ça roule" ! Être une femme, avec mon tempérament, c'est même finalement un avantage ! » > Votre meilleur souvenir ?
- « Gamine, je me souviens de l'ambiance qu'avaient mise les Brésiliens du Botafogo Rio (vainqueurs en 1973). J'ai le souvenir de ce maillot bleu et blanc. Les fins de tournoi me sont également agréables. Tenez : en 2007, tout s'était achevé à merveille : j'avais fini sur un nuage... » > Et le plus mauvais ?
- « Très honnêtement, je n'en ai pas. Je suis d'un naturel optimiste, positif. J'ai tellement vécu cette ambiance que, chaque année à la même époque, je me sens revigorée... » > Avez-vous un favori pour l'édition 2008 ?
- « Je vais vous faire une confidence : le club de mon coeur est le RC Lens. C'est affectif... » > Quels sont vos critères pour une nouvelle invitation ?
- « Le Legia Varsovie a déjà demandé pour revenir ! En fait, j'analyse d'abord la qualité des contacts durant l'année et nos correspondances. C'est une question de relationnel. Il y a ensuite le comportement des gens durant le tournoi. On reçoit beaucoup de chaleur humaine.
» > Croix et vous : n'est-ce pas, là, votre plus belle histoire d'amour ?
- « Ça, c'est sûr ! »