metro@lavoixdunord.fr > Quelles perturbations ?- À Lille, hier, le service éducation de la mairie a enregistré quelques chiffres : 37 % des écoles maternelles et 30 % des élémentaires ont annoncé que l'ensemble de leurs enseignants étaient grévistes et qu'elles seraient donc fermées demain. Le syndicat d'éducation FSU s'attend, pour le Nord, à environ 60 % de grévistes.
> Comment s'organisent les établissements ?- Les écoles lilloises où 100 % des enseignants sont grévistes n'ouvriront pas pour le très contesté « service minimum d'accueil ». « J'entends les difficultés de familles qui auront des soucis de garde avec leurs enfants, mais l'État dit aux villes : à vous de gérer la crise, dénonce Maurice Thoré, conseiller municipal délégué aux écoles. Je sens peu d'engouement des villes à faire "à la place de", même si c'est une question de température politique. On connaît celles de Lambersart et de Marcq, mais je vois mal le ministre appeler la maire de Lille. » Écoles fermées donc. Mais pour celles qui ne compteront que 30 à 40 % de grévistes, l'accueil de tous les élèves aura bien lieu. Ils seront répartis dans d'autres classes. Si la grève est également suivie par la cantine, la ville de Lille mettra en place une distribution gratuite de sandwichs à midi, même s'il a déjà été conseillé aux parents de prévoir des pique-niques.
> Service minimum : Marcq l'assure pour mille élèves.- La ville de Marcq-en-Baroeul, elle, s'est organisée pour assurer le service minimum d'accueil dont le ministère a demandé l'expérimentation à partir du 24 janvier. Sur seize écoles publiques, quatre seront fermées, les autres compteront un nombre plus ou moins grand de grévistes. Au total, un millier d'élèves sont susceptibles de bénéficier du service minimum.
Hier soir, un quart des familles l'avait sollicité. La ville mettra à disposition une soixantaine de salariés, animateurs et personnels de surveillance.
> Quelques RTT, sans plus.- Et ailleurs, comment s'organisent les parents ? Certains salariés, y compris dans la fonction publique, ont posé un jour de réduction du temps de travail, mais ce phénomène ne semble pas être significatif partout. Dans les grandes entreprises, comme à Auchan à Villeneuve-d'Ascq ou à la compagnie d'assurances La Mondiale à Mons-en-Baroeul, on ne note pas de recrudescence de demandes de RTT, de jour de congé ou de repos. À La Mondiale, sur 2 400 employés, 68 jours ont été posés. « Ce qui est la moyenne des autres années à la même époque, souligne-t-on. Cependant, nous pourrons vraiment y voir clair après le 15 mai. Parfois, on peut observer des demandes de toute dernière minute, y compris le jour même. » > Et dans les crèches et haltes-garderies ?- À Seclin, la grève n'aura pas de répercussion sur l'accueil des enfants à la « Crèche des petits loups ». Dans cette crèche familiale, qui reçoit toute l'année 70 enfants de moins de 3 ans, les assistantes maternelles ne se sentent pas vraiment concernées par la réduction des effectifs car la liste d'attente est généralement longue pour obtenir une place.
Même constat aux alentours de la capitale du Mélantois, les crèches et garderies de Wattignies, Gondecourt, Annoeullin ou encore Pont-à-Marcq accueilleront les enfants comme d'habitude. •